Je m'étais juré au printemps de ne plus écrire un texte sur le coronavirus qui me sortait par les trous de nez (sans l'aide d'un écouvillon). J'y dénonçais déjà l'effarant pouvoir des conseillers d'un Prince complètement dépassé par les évènements, incapable de rien prévoir, gesticulant, alternant discours pompeux et recommandations à ras des pâquerettes, mené par le bout du nez par un quarteron de médecins comitards à l'ambition sans limites qui détenaient, disais-je à moitié sérieux, la réalité du pouvoir. Eh bien, nous y sommes et les masques tombent! Voici que nos princes de la science,veulent contrôler aussi notre vie quotidienne, nous enjoignant de ne plus parler dans le métro. Nous avons franchi un seuil, et sommes passés au stade du symbolique. Toutes les mesures que nous avons subies depuis presque un an étaient censées avoir un intérêt sanitaire, celle-ci va beaucoup plus loin. On s'adresse au citoyen et on lui demande tout bonnement de fermer sa gueule et de laisser les grandes personnes s'occuper de son cas, tout juste si on ne lui précise pas que toute parole sera retenue contre lui et lui coûtera 135 euros. Non contents de mener le pays à la ruine, de provoquer dépressions et suicides dont le nombre ira croissant dans les mois qui viennent, rendus fous par le pouvoir insensé qu'un gouvernement pusillanime leur a donné, ils semblent vouloir prendre sa place. La littérature et le cinéma abondent ainsi en personnages de médecins inquiétants et dangereux. Certains sont des personnages comiques comme chez Molière ou Jules Romains, mais déjà Knock, le héros de ce dernier, qui a mis au lit tout un canton "où tout le monde à la même heure s'enfonce un thermomètre dans le derriére" fige un peu notre rire par la vision qu'il donne du totalitarisme. D'autres ont basculé dans la folie et se livrent dans le secret de laboratoires bien cachés ou de cliniques isolées à des expériences sur des cobayes humains, tel le docteur Moreau, étouffant tout scrupule au nom de la Science. Ils se nomment aussi Mengele, mais là on a quitté la fiction. Nos comitards se livreraient-ils à des expériences sur la capacité de résistance des peuples? Hélas, les rares manifestations de résistance sporadiques qu'on a vues (honneur aux Bretons!) ont dû les édifier...Pourtant si ce peuple veut survivre il va falloir qu'il le proclame haut et fort et renvoie dans leurs hôpitaux ses tyrans.