Ce sont les Anglo-saxons qui ont commencé, eux que nous suivons comme les Hébreux Moïse. Depuis des années, dans les société multiculturelles et communautaristes des États-unis (et de son satellite canadien), et de la Grande-Bretagne, les entreprises d'abord, puis les commerçants par appât du gain, on fait disparaître le "Joyeux Noël" traditionnel pour le remplacer par un fade et vague "Joyeuses fêtes". Il s'agissait, bien sûr, de ne pas choquer les croyances religieuses des communautés non-chrétiennes, puisqu'il est bien entendu que les valeurs du pays d'accueil doivent s'effacer devant celles de ses hôtes. Ces niaiseux de Québécois, dévots pratiquants du politiquement correct, ont même inventé "Joyeux décembre" (un mois de fête, câlice !) et "fête du solstice", ce qui est, certes, universel, mais a un petit côté païen qui ne peut que choquer la communauté allogène la plus nombreuse. Nous avons d'abord rigolé, puis, comme de bien entendu, nous avons suivi et le Noël de notre enfance et de notre héritage est devenu l'insupportable "Belles fêtes" des bobos.

Or cette année, le politiquement correct a fait une nouvelle victime : le sapin qu'on croyait indemne de toute connotation religieuse ou alors vaguement païenne. Au Québec il était déjà devenu "arbre des festivités", chez nous ce n'est pas le mot qui a disparu, mais la chose. Devant certaines mairies à Paris (plutôt de gauche), mais aussi dans quelques villes de province, il a été remplacé par une espèce de tortillon blanchâtre en matière synthétique dont on ne sait ce qu'il peut représenter : une queue de cochon albinos, un bout d'intestin grêle ? Certaines municipalités faux-culs ont justifié ce grand remplacement par un discours écolo, en alléguant le respect des arbres et de la nature. Comme si le sapin manquait dans un pays où on en a planté à tour-de-bras et où la gestion des forêts est exemplaire! Non, il s'agit bien une fois encore de renier notre civilisation qui n'est pas seulement gréco-romaine mais aussi celle ses peuples du Nord, Germains, Scandinaves, tous peuples de la forêt. A se demander si "O tannenbaum" va devenir un chant séditieux...Ne restera bientôt plus de Noël que Santa Claus (soyez branché, on ne l'énonce plus qu'en anglais), ce vieillard ivrogne et papouilleur au service de la Boutique, débarqué d'Amérique chez nous à la fin du 19ème siècle. Qui prétendra après ça que nous ne sommes pas colonisés !...