Avec ses bandes molletières

Sa belle cartouchière

Sa paire de rangers

Un dernier baiser à Treiweller

Pépère s'en va-t-en guerre

Au service du grand frère yankee

Comme un vulgaire Sarkozy

Armé de son grand fusil

Comme le jeune et beau Dunois il part pour la Syrie

Laissant une économie flapie

Un pays désuni

Un chômage qui rebondit

Mais Pépère le corrézien n'en a cure

Car il rêve d'aventures

De crépuscule sur les ruines de Palmyre, d'un jardin sur l'Oronte, de l'uniforme blanc des officiers du Mandat, de la châtelaine du Liban, du ventre ondoyant des danseuses, de chevauchées dans le djebel, de l'arak qui coule à flots comme le sang des ennemis.

Ah ! connaître le destin d'Arthur !

Et quand il sera bien vieux ses neveux lui demanderont : "Qu'as-tu fait à la guerre, Pépère ?"

_ J'ai dit à Bachar :"Dégaze !" et ce fut un écroulement

   J'ai chassé l'Infidèle du Mali

  J'ai rétabli l'infidèle en Syrie

  Je fus à la fois Godefroy et Saladin

  Comprenne qui pourra...