Parmi les polémiques de l'été, après Trappes et Brétigny-sur-Orge, il y a celle sur l'interdiction du voile à l'université. Les unes et les autres concernent peu ou prou les immigrés donc l'Islam, raccourci hardi que je ne perdrai pas de temps à justifier : on est dans le "ressenti" mais aussi dans le réel puisque la majorité d'entre eux professent cette religion. A cette occasion, sentant que le sujet était sensible, les politiciens ont pris des postures. Je dis bien "posture" puisque sur les problèmes que peut causer l'immigration - à l'exception de l'extrême-droite- règne un consensus soit par intérêt soit par fatalisme. En tout cas s'est à nouveau manifestée à l'égard de l'Islam une certaine hostilité qui n'est peut-être pas condamnable. Il faut être bien gobeur pour ne pas voir que c'est la pire religion sur le marché, la plus oppressive et la plus fanatique, celle qui incline le moins au respect. Mais interdire le voile à l'université ? Cette mesurette dissimule des problèmes beaucoup plus graves évoqués par le rapport récent du Haut Conseil à l'Intégration, favorisera les fondus du Coran et surtout montrera une fois de plus que la République est infoutue de faire respecter ses lois. Je veux bien parier, en effet, que beaucoup de femmes transgresseront celle-ci. Qu'on s'attaque à un symbole, pourquoi pas, mais il y a mieux à faire quand le feu est à la maison, quand on refuse la mixité entre étudiants et d'être enseigné par des femmes, quand on réclame des salles de prière et du halal au restau U, et surtout quand on refuse les connaissances scientifiques incompatibles avec la superstition et qu'on veut bannir Pascal et Voltaire, le philosophe au service des "Croisés" et celui pour qui "l'infâme" serait maintenant l'Islam. Réagissons contre cela avant de supprimer un droit, ce qui fait toujours se hérisser ceux qui en profitaient. "Frères" et "Soeurs" créeront des incidents comme quand on arrête des trafiquants dans les "quartiers" et les autorités universitaires reculeront d'autant plus volontiers qu'elles ne sont pas partisanes de cette mesure. Il y a beaucoup mieux à faire.

  Qui porte le voile ? Pour une part des jeunes filles au cheveu rare et gras, au front couvert d'acné et au corps sans grâce qu'elles dissimulent dans des tuniques amples. Et puis, plus nombreuses, celles qui sont victimes de leur milieu, de leurs parents et grands frères tyranniques, de la révoltante oppression qu'exerce le mâle méditerranéen. Enfin (combien sont-elles ?) celles qui le font par conviction religieuse (il paraît que cette prescription est absente du Coran, pourtant l'extension du voile est le meilleur marqueur de l'islamisation). Les unes et les autres disent à leur futur seigneur et maître :"Tu vois, je suis vertueuse, tes draps seront sanglants le jour de nos noces, je roulerai ton couscous ou pilerai ton mil, jamais je ne tromperai". Militants contre la religion, l'oppression et la dictature de la Vertu, ne voyez-vous pas quel beau champ de bataille vous avez là ? Que se lèvent des centaines, des milliers de Don Juans qui, comme dans la chanson de Brassens, par charité chrétienne, séduiront, dégèleront et enverront au bonheur tous les laiderons. Que des Valmonts prennent dans leurs filets les "soeurs" vertueuses, les corrompent, leur apprennent à jouir de leurs corps autrement que dans les jeux du gynécée (5 orgasmes par jour au lieu des 5 prières) et sutout les invitent à exiger l'égalité. Frères étudiants, menons le bon combat et n'attendons pas le paradis pour jouir des houris !